Résumé complet PDF Imprimer Envoyer
Index de l'article
Résumé complet
Introduction
1ère Partie
2ème Partie
3ème Partie
Conclusion
Frise chronologique
Toutes les pages

 

Préambule

C’est ma passion pour les arts, et pour la peinture en particulier, qui a orienté le choix de mon sujet de recherches dans mes études d’espagnol en Langues Littératures et Civilisations Étrangères. Ce travail de thèse est la prolongation et l’aboutissement de mes mémoires de maîtrise et de D.E.A, qui m’avaient conduite, tout d’abord en 1999, à établir l’examen diachronique des représentations du religieux dans la peinture espagnole, depuis le classicisme hérité du XVIIIe siècle, jusqu’aux œuvres abstraites du XXe. En 2002, j’ai sérié cette analyse à la fin du XIXe siècle, en tant que période charnière, cristallisant la métamorphose d’un religieux dogmatique en un sacré hybride. Cette étude se concentrait sur deux peintres et un roman, afin d’ouvrir la réflexion à la littérature, et d’établir comment les deux expressions artistiques divergeaient ou se rejoignaient dans la manifestation du sacré espagnol pré-moderne.

Une triple gageure est ainsi à l’origine de ma thèse : analyser l’immixtion de la religion dans la construction, voire la création, de l’identité nationale espagnole ; caractériser la dilution du sacré qui, pour hybride qu’il soit à l’avènement de la Modernité, n’en reste pas moins clairement identifiable et mérite donc d’être rigoureusement défini ; sonder l’ultime renversement de cette dilution, par lequel s’opère un transfert de sacralité : la sacralisation de l’œuvre d’art, mais aussi de l’artiste, révérés tous deux dans une véritable religion de l’art.

La pluridisciplinarité s’imposait pour ces recherches, afin de sérier au mieux les multiples facettes du sacré émanant des romans et des tableaux espagnols. Aux outils traditionnels d’analyse de la littérature et de la peinture s’ajoutent alors les grilles de lecture de l’histoire, de la philosophie, de la sociologie, de l’anthropologie, ou encore de la psychanalyse.